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 Blog » Pour que fonctionne le personal branding, il faut un marché

 17 Comments - Add comment | Back to Accueil et blog Written on 09-Nov-2009 by cedric

Ces derniers mois, via Fadhila Brahimi ou Jeff à l'attention du grand public, via Xavier Ternisien, Nicolas Langelier ou Narvic du côté des journalistes, toute une littérature s'est développée sur l'idée que le personal branding pourrait être l'avenir de tous.

C'est une hérésie, et c'est logique :

1- l'idée du personal branding est de dire que vous êtes une marque, et qu'être activement présent et actif dans vos réseaux (on et offline) vous assure de trouver un boulot.
Faux, archi-faux. Car si vous devenez une marque, encore faut-il qu'il y ait un marché en face. Vous pouvez avoir la plus belle marque du monde, si personne n'est là pour l'acheter, elle restera morte.
Dans le cas des journalistes, le personal branding n'est une porte de sortie que s'il y a encore des médias pour acheter les compétences. S'il n'y a plus de modèle économique pour payer des journalistes, alors vous pouvez vous brander tout ce que vous voulez, il n'en ressortira pas grand chose.


2- il n'y a pas de place pour tout le monde. Le personal branding est un appel à l'élitisme, puisqu'il faut être le meilleur pour sortir du lot.
Et pour être le meilleur, êtes-vous prêts à ne plus avoir de vie ? A veiller en permanence sur votre métier ? A bloguer des choses intelligentes ? A devenir tellement spécialiste que vous finissez par devenir un peu con, complètement concentré sur un sujet, celui qui est sensé assurer votre survie ?

3- partant de ces deux points, le personal branding est loin de sauver une population en difficulté. Tout au plus fait-il émerger quelques têtes plus opportunistes que les autres.

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Comments

  • written on 12-Nov-2009

    fbrahimi [http://www.blogpersonalbranding.com] says:

    Bonjour,
    Je suis ravie de lire votre vision. Cela me permet d'aborder une perception que je vais pouvoir intégrer dans mes futures interventions ;et de corriger si nécessaire les propos que vous m'attribuez si vous men donnez la source .
    Si vous avez perçu le Personal Branding comme LA solution pour s'assurer un emploi dans me propos, je serais ravie de recevoir les liens.
    Car ce n'est pas ce que je souhaite partager. Si vous avez trouvé dans des messages affirmant que le PB "vous assure de trouver un boulot." Je suis preneuse des liens afin de les corriger et/ou d'apporter des compléments d'info.
    Le PB est un processus de travail permettant de faire émerger pour chacun ses talents au service d'un projet de vie et d'un projet professionnel afin de se doter de la capacité à rebondir. Cad de gérer son employabilité.
    J'entends votre colère justifiée et très clairvoyante sur votre métier:
    "Dans le cas des journalistes, le personal branding n'est une porte de sortie que s'il y a encore des médias pour acheter les compétences. S'il n'y a plus de modèle économique pour payer des journalistes, alors vous pouvez vous brander tout ce que vous voulez, il n'en ressortira pas grand chose."
    L'employabilité nécessite un travail qui vise à confronter vos ressources aux attentes du marché pour concevoir un projet qui puisse justement vous amener à réfléchir autrement vos compétences et vos talents.
    L'Emploi change et s'adapte aux réalités du marché ( contraintes, opportunités, évolutions). Votre métier tel que vous l'avez connu est en changement. Ainsi que les modèles économiques. Raison pour laquelle la veille est importante.
    Quel travail avez vous engagé pour comprendre les changements et les impacts sur votre propre trajectoire? Avez vous envisagé de transférer, d'adapter vos compétences en fonction des attentes du marché ?
    Dans le cadre de votre animation réseau, avez vous réalisé une enquête métier, secteur ..etc ?
    Le travail On et Off Line est relié au PB mais aussi à la gestion de son identité numérique. Prendre en main son identité numérique n'est pas qu'un luxe ou une activité élitiste mais une nécessité : développez son réseau pour augmenter les opportunités; mettre de la cohérence entre son identité physique et virtuelle; développez d'autres compétences et mettre en valeur les talents dont on dispose pour être dans la démonstration iso l'énumération. Encore faut il avoir travailler en amont sur ses talents et ses compétences en les confrontant aux attentes du marché.
    Le Personal Branding est un appel à mettre en valeur LE meilleur de vous même pour vous démarquer et trouver votre chemin. Et valider la faisabilité et la viabilité de votre projet.
    Aussi comme vous le dîtes le journalisme est un secteur en crise. Il y a de moins en moins de place pour le journalisme d'avant mais il y a d'autres portes possibles.
    Je sais par ex que des journalistes transfèrent leurs compétences dans le Community management.
    Mais tous les journalistes ne se ressemblent pas: tous n'ont pas la même trajectoire professionnelle, le même passif, les mêmes aspirations...etc. D''où un travail individuel pour trouver la singularité de chacun.

  • written on 12-Nov-2009

    cristian.saracco [http://www.brand30.net] says:

    Hi Cedric!

    Good points!.... I would add another issue...

    To become a brand is a reduccionistic approach to a human being.... We are subjects, not objects... Brands are for objects (actually in its very beginning, brands were to show the ownership of cows )

    As a subject, we can work on improving our image. Our identity is what we are... and only for those who have a lack and/or undefined self confidence change identiy would be easier (because they do not have a clear and respectful idea of theirselves)

    Also, as a simplification, we use to talk about "personal branding"... I believe that a big mistake there is to think of improving our "personal brand" (image) following a process... If we do that, we would be, in the best scenario, the "Mini-Me" of other individuals

  • written on 12-Nov-2009

    cristian.saracco says:

    BTW... Improve your "personal brand" means work on your image showing your actual identity... Be yourself! and be it consistently over time

  • written on 12-Nov-2009

    vansnick [http://vansnick.isexl.com] says:

    Bonjour Cédric, Fadhila et Cristian,

    L'espace étant trop réduit ici, j'ai rédigé une réponse sur mon blog :
    http://vansnick.isexl.com/2009/11/12/le-perso ... teur/

    @cédric : C'est toujours très intéressant de lire des personnes partageant une idée différente. Ton post constitue donc une vraie richesse. J'aimerais beaucoup ton avis sur le travail en amont qui fait aussi partie de la démarche.

    @fadhila : Tu as tout à fait raison, le community management est aussi un secteur porteur. C'est toujours plaisant de lire tes réponses ou tes billets sur le sujet.

    @cristian : be yourself but also improve yourself. Be better today than you were yesterday. At this point you should try to communicate about it.

  • written on 15-Nov-2009

    Michel Lecour says:

    Juste une piste, déposée "lâchement" sans développement (qui seraient mérités et nécessaires, et qui viendront en leur temps) : l'impertinente question posée par Cédric, à laquelle Fadhila répond très bien à mon avis, soulève aussi la façon d'aborder, de comprendre et de formuler les compétences, tant en termes de démonstration plutôt que d'énumération (cf Fadhila) mais aussi en termes de groupes, en termes d'évolutions, et en termes de demandes.
    Les compétences (brièvement, les capacités à résoudre des problématiques nouvelles) ne valent pas seulement pour l'individu isolé mais dans son intégration dans un ensemble plus large (le groupe, l'entreprise, ...).
    Elles s'envisagent dynamiquement dans un parcours d'évolutions, avec ses accélérations, ses ruptures, ses virages. C'est un potentiel de transformation(s).
    Elles ne valent, en PB, qu'en fonction d'une demande, elle-même dynamique et collective.
    Si le PB répond bien au besoin de témoignage, de "démonstration" des compétences, c'est déjà beaucoup, non ?
    Même si ça ne répond pas à la totalité de la problématique de mutation du métier de journaliste (ou autre, d'ailleurs).

  • written on 15-Nov-2009

    Antoine Dubuquoy [http://www.dubucsblog.com] says:

    Houla Cédric, c'est un peu réducteur comme approche, non? On n'a jamais dit que le personal branding garantissait de trouver un job. En revanche, utiliser les outils d'amplification et de réseautage que sont les médias sociaux permet de gagner en exposition et mettre en avant des éléments différenciants. Elitiste, peut-être, mais ne doit on pas attendre que chacun mette en avant le meilleur de lui-même pour trouver sa place? Utiliser les ressources de l'Internet pour créer une vitrine personnelle? Le personal branding permet une analyse de son profil, une remise en question, et peut-être un appel à se perfectionner.

  • written on 22-Nov-2009

    S6rano says:

    "(...) pour être le meilleur, êtes-vous prêts à ne plus avoir de vie ? A veiller en permanence sur votre métier ? A bloguer des choses intelligentes ? A devenir tellement spécialiste que vous finissez par devenir un peu con (...).
    Remarque lumineuse que je me suis empressé d'amplifier via mon FB. Tant il est vrai que la notion de culture générale s'efface tragiquement depuis une ou deux générations. Tragiquement parce que au-delà du projet humaniste (les Lumières) du 18e S qui s'effondre, le risque de la spécialisation outrancière des connaissances jouxte dangereusement une réalité politique : diviser pour mieux régner.

    Ceci n'est pas un délire conspirationniste. C'est juste une petite alerte

  • written on 22-Nov-2009

    cedric says:

    Bonsoir bonsoir. Ah, hem. OK ok, ce n'est pas sérieux, je ne vous réponds pas. Pourtant, il y avait bien un début de discussion. Des raisons personnelles (de santé en l'occurence) et professionnelles m'empêchent de me repencher avec intelligence sur vos commentaires.

    Pourtant, il y a matière ! Du coup, je vous demande de rester encore un peu patient, mais les réponses ne vont pas tarder ^^

  • written on 02-Dec-2009

    fbrahimi [http://www.blogpersonalbranding.com] says:

    @cedric J'ai attendu votre réponse et surtout vos preuves sur le fait que j'affirmais que le PB donnait un billet pour l'emploi. Je constate que vous n'avez pas donné de réponse ici sur les propos que vous avanciez; vous avez également modifié le chapeau de votre article et préserverez à diffuser votre interprétation.
    Ici http://www.journalismes.info/Le-personal-bran ... .html
    "Avec l’idée de personal branding on fait croire aux gens qu’ils trouveront plus facilement du travail. C’est un discours dangereux."
    J'ai l'impression que vous préférez fermer le dialogue sans produire de preuve en transférant votre propre frustration.
    C'est dommage pour un journaliste qui se lance dans le blogging.

  • written on 02-Dec-2009

    cedric says:

    Bonjour Fadhila - et tous les autres,
    effectivement je n'ai pas pris le temps de revenir vers vous dans les commentaires pour des raisons toute bête d'emploi du temps. L'équipe de journalismes.info m'a contactée suite à ce billet, et nous avons eu une conversation téléphonique tard un soir de la semaine dernière.

    Vous soulevez plusieurs points, je vais donc de ce pas y répondre.

    D'une manière générale, le Personnal Branding est, comme vous le soulignez, "un processus de travail permettant de faire émerger pour chacun ses talents au service d'un projet de vie et d'un projet professionnel afin de se doter de la capacité à rebondir. Cad de gérer son employabilité."

    Dans la profession de journaliste, on en fait un raccourci un peu rapide. Le Personal Branding est considéré comme le moyen de montrer ses compétences professionnelles ; et, partant, de trouver un boulot.
    D'ailleurs, vous en parlez aussi sous cet angle... On peut rapprocher ce raccourci par "Cad de gérer son employabilité".

    Ce que je dénonce, c'est l'idée que parce qu'on est présent sur les réseaux, parce qu'on a un blog, parce qu'on a un nombre de followers sur twitter, alors on montre des compétences. C'est un début, mais ce n'est pas suffisant. Et surtout, cela a été valable ces dernières années pour qui souhaite travailler dans le web, le marketing, etc. Mais la concurrence de présence sur les réseaux montre que ce n'est pas suffisant.
    C'est pour beaucoup la définition du Personal Branding, et dans ce cas elle n'est pas la bonne.

    Il faut aussi savoir s'intégrer dans une équipe, partager un objectif commun, travailler pour quelqu'un qui n'est pas soi, mieux se connaitre, etc.
    Dans ce cas, nous rejoignons votre définition, notamment sur la dimension perso. Et tant mieux !

    ==
    Par rapidité j'ai de mon côté fait un raccourci aussi, d'où le changement dans mon chapeau. Ceci étant dit, je ne vous accuse pas de colporter une mauvaise définition du PB - loin de moi cette idée ! Je constate juste que par votre biais, ainsi que par celui de Jeff et d'autres, la notion de Personal Branding prend de l'ampleur, mais pas forcément dans les bonnes lignes.

    ==
    A propos du papier sur journalismes.info, c'est une interview, et comme toute interview, il y a des sélections réalisées par la personne qui réalise l'interview. Les raccourcis sont donc légions...
    D'ailleurs, vous coupez à un endroit stratégique... Voici l'intégralité de la question et de la réponse, tel que lisible sur journalismes.info :

    Quelle est la deuxième limite [du Personal branding -ndlr] selon vous ?
    Avec l’idée de personal branding on fait croire aux gens qu’ils trouveront plus facilement du travail. C’est un discours dangereux. Même si je pense que sans existence sur Internet, un journaliste n’a pas d’avenir, il faut qu’il sache que ce n’est pas une solution miracle. En tant que journaliste vous avez beau faire de vous une marque, si les journaux n’embauchent pas et que le marché est saturé, vous ne vous en sortirez pas pour autant. Le personal branding n’est pas une fin en soi.


    ===

    Quoiqu'il en soit, je vous remercie de passer (et repasser) par ici.

    Enfin, à titre perso, je n'ai pas de souci de personal branding. Juste un manque de temps qui m'empêche de publier autant que je le souhaite ^^

  • written on 03-Dec-2009

    narvic [http://novovision.fr] says:

    J'ajoute mon grain de sel (et j'assure du même coup la dissémination de ma présence en ligne en des lieux bien choisis... ;-)

    C'est un peu normal que ce débat sur le personnal branding parte un peu dans tous les sens. Le truc n'est pas fondamentalement nouveau, mais il prend en ligne des formes nouvelles, et pas encore stabilisées. Le truc est donc pour le moment plutôt multiforme et changeant...

    Pour les journalistes, la stratégie personnelle des éditorialistes multicartes, qui, simultanément, écrivent dans les journaux et des livres et commente à la radio et la télé (ils sont légions), relève déjà d'un personnal branding "à l'ancienne".

    En ligne, ça fonctionne différemment, car la présence est plus complexe et diffuse. Il y a les blogs et site-médias, comme auteur ou commentateur, les réseaux sociaux, et puis le référencement dans les moteurs et les agrégateurs.

    A mon sens, un journaliste doit jouer ce jeu de la présence en ligne, pour se tailler une place dans le processus de recommandation. Car la recommandation est un enjeu majeur de la diffusion de l'info en ligne et les journalistes ont un vrai rôle à y jouer et une plus-value à apporter. Mais pour jouer un rôle dans la recommandation, il faut se construire une réputation personnelle auprès d'une audience. C'est ça le personnal branding en ligne, à mon avis.

    La forme d'organisation traditionnelle du journalisme, c'est à dire en rédaction, en groupe institué et hiérarchisé, censé refléter collectivement une même politique éditoriale identifiée, était adaptée à l'économie ancienne de la presse : autour de l'objet journal, de sa marque, de son identité. En ligne, c'est beaucoup moins adapté. Les marques collectives ont bien du mal à s'y faire vraiment une place (car on ne consomme plus un objet journal, comme un tout, mais des fragments piochés ça et là à l'unité). Les vieilles marques se dissolvent en ligne.

    On voit bien des tensions apparaître à cette articulation-là. Quand un journaliste recommande un article sur Twitter, dans quelle relation le fait-il avec sa rédaction ? S'il diffuse son propre article, c'est clair. Mais s'il diffuse ceux de son journal écrits par d'autres : il défend et assume ces articles, à son compte personnel, ou bien il fait de la publicité pour son entreprise ? Et s'il diffuse des articles publiés dans un média concurrent du sien, dans quelle position se place-t-il vis à vis de sa propre rédaction ?

    L'articulation présence personnelle en ligne/participation à une rédaction se fait mal. Il y a des logiques contraires. Tout ça pousse, à mon avis, à la dissolution des rédactions.

    Comme le dit Thierry Crouzet, chez moi, ce matin en commentaire (auto promo et promo des copains d'un même jet : vive le personnal branding !) :

    "Si nous devenons des propulseurs (créateur/diffuseur) il n’y a plus de place en effet pour des journaux... mais pour des artisans qui travaillent en réseau. Et ce qui arrive à la presse va arriver à toutes les professions. Faut pas rêver. Nous sommes qu’au début d’une immense vague."

    C'est bien l'avenir que je pressens : d'un côté des médias sans journalistes, ou presque (que ce soit des moteurs et des agrégateurs, ou bien des sites communautaires avec de toutes petites rédactions quasi anonymes, qui restent en arrière plan et font surtout de l'édition et de la modération), et d'un autre côté des réseaux de journalistes-auteurs-artisans en marque personnelle.

    Il y a quelques temps déjà que le chercheur/enseignant en journalisme Denis Ruellan voit poindre cette évolution ("Le journalisme ou le professionnalisme du flou", 1993, avec réédition augmentée en 2007). Il voit comme un retour du journalisme à sa forme d'organisation première, celle des 17e et 18e siècles, au temps de Théophraste Renaudot : un éditeur, sans quasiment d'équipe permanente, travaillant avec un réseau d'informateurs souple et informel... On y revient. ;-)

  • written on 04-Dec-2009

    cyceron [http://twitter.com/cyceron] says:

    Débat intéressant que je m'étais mis de côté, faute de temps... et pour lequel je brûlais d'intervenir...

    @Cédric : je reconnais bien ton réalisme, ton pragmatisme viscéral qui fait du bien. A mon sens, le pb (si pb il y a) vient principalement de la sémantique. personal branding ne veut pas dire les journalistes sans médias, ou alors c'est une connerie.

    @narvic ;: tu raisonnes bien, il y a du fond et je comprends comment tu es devenu un "gourou" du web 2.0 ou 3°0 ( on sait plus trop) . A mon avis cependant, tu surestimes bcp les NT. La révolution numérique c'est un peu comme "the big one" pour les surfers californiens... elle n'arrive jamais. Ou presque. Les révolutions sont lentes (à mon sens ) et modestes. Sauf chez les geeks et les intellos qui sont des éponges. Donc pour notre cas présent, je ne crois pas à la dissolution des rédactions. Je crois en revanche que tt connement, le web est un moyen d'émerger, un instrument de valorisation perso, comme d'autres.

    Après ce n'est pas une garantie de trouver un job dans un marché raréfié, mais c'est tjrs ça...

    il faut intellectualiser, c'est vital de" penser les NT, mais si l'on veut être dans le réalisme, il faut AUSSI penser comme tout le monde, comme le vulgus pecum. Sinon on est condamné à rester dans l'utopie.
    Après c'est aussi un choix intellectuel qui en vaut d'autres...

  • written on 07-Dec-2009

    cedric says:

    @narvic et @cyceron : dites, ils sont un peu courts vos commentaires ^^

    Blague à part, Guillaume, n'est-on pas en train de réinventer la roue ?

    En partant de ton idée, tu vas du coup avoir une nuée de journalistes qui vont essayer de s'en sortir tant bien que mal financièrement.

    Jusqu'au jour où, benoitement, ils vont effectivement se constituer en réseau.

    Pour aboutir, enfin, à une question : "dites, vous pensez pas qu'on pourrait s'associer ? Se créer une sorte de truc commun, qui serait le meilleur de c'qu'on fait. Ca deviendrait un lieu de lecture, et en plus ce serait plus simple pour gagner un peu de fric non ?"

    Soit, dit autrement, créer une marque commune, avec des valeurs partagées, mêlant adroitement un objectif noble d'informer et un besoin primaire de manger.

    Ce cheminement, qui me parait inévitable, a un intérêt fondamental : il remet l'envie, la passion, la gniak au coeur des rédactions.
    On a eu tendance à voir le journalisme comme un métier sympa, grâce auquel tu peux aller dans les musées gratos, payer moins d'impôts et serrer des paluches à des célébrités. C'est vrai, mais ce n'est pas ce qui fait vivre une rédaction, ce qui prend aux tripes.
    Et s'il n'y a pas de tripes dans ce qu'on fait, le journal sera de qualité moyenne, et le lecteur n'aura pas plus envie de l'acheter que les journalistes de le faire.

    Et pour le coup, cette dernière année je me suis baladé dans pas mal de rédac... LE truc qui pêche, plus ou moins fortement, c'est la convergence entre les envies et les capacités des rédactions (qui sont bien plus importantes qu'on ne le pense) et une stratégie mise effectivement en place par la direction.
    Cela implique des moyens, une nouvelle organisation, etc.

    @cyceron : ouais, le web est un moyen moderne d'exister. Avant, on faisait des plaquettes qu'on distribuait. Maintenant, on tient un blog. Une fois de plus, on s'agite le cocotier en parlant de révolution, mais il ne s'agit que d'une histoire de support, de medium.

    @s6rano : ton alerte fait du bien. Dans le meme ordre d'idée, y a trois ans, j'avais publié ce billet : http://www.chouingmedia.com/$blog/2007/02/16/ ... ales_

  • written on 24-Dec-2009

    fbrahimi [http://www.blogpersonalbranding.com] says:

    @Cédric le vrai pb est que certaines personnes que vous citez sont des acteurs du Web. Leur approche du Personal Branding est donc la partie visible et outil du Personal Branding. Ce que j'appelle la partie haute de l'Iceberg: celle qui est visible et qui ne compose que 1/3 du travail.
    Quand j'emploie le terme d'"employabilité" c'est dans mon approche RH et coach que je suis: la partie basse, les fondements et donc non visible de l'iceberg: c'est tout le travail qui concerne la connaissance de soi, révélation de ses compétences, transposition de ses talents pour élaborer un projet de vie qui répond à trois exigences.L'employabilité c'est gérer son projet professionnel à long terme pour développer ses compétences en fonction de ses propres aspirations en les confrontant au marché de l'emploi (besoins, perspectives).
    Donc si vous vous basez sur des acteurs du Web qui réalise des blogs : forcément leur vision est restreinte à l'élaboration d'un outil de communication pour obtenir un emploi.
    Vous êtes journaliste, vous savez bien que lorsqu'un marché semble porteur vous avez de nombreux acteurs qui se positionnent avec leur spécialité et leur vision plus ou moins complète d'un processus.
    Je pense que c'est important de pouvoir différencier, distinguer et qualifier la source.
    ****Joyeuses fêtes

  • written on 27-Dec-2009

    cedric says:

    Bonjour Fadhila,
    vous avez raison de différencier les "professionnels" de la communication et du web, qui utilisent leur(s) blog(s) et autres présences sociales afin de trouver un emploi, et les autres, qui n'ont pas besoin de se mettre en avant pour se vendre.

    Pour autant, les termes employés, pour un néophyte en RH comme je le suis, sont quelque part des faux-amis.
    Dans Personal Branding, il y a "branding". Or les marques n'ont peu ou prou qu'un seul but : vendre leurs produits. Le raccourci est assez facile donc avec l'idée que le Personal Branding n'est fait que pour se vendre.
    Une interprétation renforcée par le terme "employabilité", qui de prime abord sonne comme "avoir toutes les compétences nécessaires qui permettent d'être au niveau souhaité par les employeurs".

    En vous lisant le Personal Branding a pourtant une tout autre dimension, bien plus personnelle. Une dimension qui jusqu'ici semblait (encore une fois pour un néophyte), proche de la notion de développement personnel.

    *** Joyeuses fêtes à vous aussi ! ^^

  • written on 28-Dec-2009

    fbrahimi [http://www.blogpersonalbranding.com] says:

    @Cédric un les mots des experts: du barbarisme!
    Bien entendu dans Personal Branding il y a "branding". Je vous l'accorde et le prône aussi. Mais j'aime aussi parlé de "sens" Que veut on brander ? Et à quel fin ? C'est tout le débat.
    En fait, employabilité j'entends votre définition pour la première fois. C'est intéressant. "avoir toutes les compétences nécessaires qui permettent d'être au niveau souhaité par les employeurs"
    Je permets d'ajouter qu'il manque une béquille.
    L'employabilité est une triangulaire: mes ressources + mes capacités et aspirations + marché de l'emploi.
    Tout comme le Personal Branding : mon identité + affirmation de soi et projet de vie + communication et marketing. Appliquée ensuite au Web pour mettre de la cohérence entre l'identité physique et l'identité virtuelle etc.
    Le Personal Branding exige différentes compétences et tout le monde n'a pas toutes les composantes, ni la même vision. D'où la pluralité ;-)

    A très bientôt !

  • written on 29-Dec-2009

    webink [http://webink.ma/developpement.php] says:

    joyeuses fêtes à vous tous!!!!!!!!

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