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Blog » Ce que pourrait faire Google pour sauver la presse
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Back to Blog Stratégie éditoriale Written on 05-May-2009 by cedricLu deçi delà en début d'année, diverses annonces de diverses personnalités de Google. Leur crédo ? "Nous, Google, sommes prêts à aider la presse et pensons que les journaux doivent continuer à exister". Si nous dépassions le simple effet d'annonce, que pourrait bien faire "la firme" ? Et que doivent imaginer ceux qui tentent de vivre de la pub ?
Google n'est plus un moteur de recherche : c'est une régie publicitaire. Certes elle dispose de divers outils BtoC (search, google reader, picasa, etc) sur lesquels sont placés de la pub. Mais ces outils, malgré leurs audiences, restent des gouffres à fric.
De fait, Google ne gagne pas d'argent avec la pub mais avec son intelligence de distribution de la pub. C'est donc un outil qui rapporte de l'argent et non les pubs en tant que tel.
L'argument : "Google nous vole la pub" ne tient que partiellement. Google ne vole pas la pub, il propose un outil plus efficace pour les annonceurs. C'est une grande différence. Car si Google n'avait pas cet outil et était resté sur du display basique, les médias classiques s'en seraient sans doute mieux sortis.
Si les paroles doivent être suivies d'actes, alors Google a plusieurs possibilités.
La première est d'être transparent sur les taux de reversement des publicités. Cela ne nous avancera pas beaucoup, mais ce serait un premier gage de bonne foi.
La seconde, c'est que Google deviennent, officiellement, la régie des journaux. Aussi bien sur les sites des journaux eux-mêmes que sur Google News, le service qui focalise les tensions.
Sur ce produit, Google est étonnement vieux jeu. Il a le discours que tenaient il y a cinq ans les gros portails de l'époque, Yahoo, MSN, AOL : on récupère votre contenu, on se charge de vous envoyer du trafic. A l'époque personne ne criait au loup, c'était un raisonnement comme un autre.
Aujourd'hui, cela vient en contradiction avec le discours des dirigeants de Google. S'ils veulent vraiment la survie des journaux, ils doivent vouloir la survie de Google News, plateforme de distribution d'audience. Or en perturbant à ce point le marché de la pub, il fragilise ses propres sources de contenu. Si les médias tirent la langue, voir disparaissent, alors son service d'actu tombe de lui-même.
Google pourrait devenir une sorte de SACEM. Ok ok, ce n'est pas un organisme qui a nos faveurs d'une manière générale, mais le fonctionnement peut être intéressant. Puisqu'il réalise un chiffre d'affaire sur du contenu qui ne lui appartient pas, il devient de fait "organisme récolteur". Et tout comme la SACEM distribue ses euros en fonction de l'audience, Google pourrait redistribuer une (bonne) partie de ses brouzoufs acquis via Google News en fonction de l'audience.
Quant aux journaux, ils doivent arrêter de tout rejeter sur leur production éditoriale. Il y a une forte concurrence sur le web en contenu qui impose une réflexion sur la stratégie éditoriale, mais il y a aussi une forte concurrence en intelligence publicitaire. Si les régies type Web 66 développaient un bon outil, les annonceurs locaux seraient plus enclins à lâcher de la pub sur les médias locaux. Mieux, ils deviendraient des sortes de régies régionalisées qui pourraient couvrir aussi les blogs, forums, réseaux sociaux, et tout type de site.
Il est tout de même incroyable qu'une association, pour se faire un peu de beurre sur son site, doive mettre des pubs Google alors que des régies sont en contact avec les annonceurs locaux.
written on 06-May-2009
ann@nyme says:
et la marmotte...
written on 06-May-2009
cedric says:
Entièrement d'accord ^^ Mais c'est bien le souci non ?
written on 12-May-2009
thierryl [http://netsansdetour.blogspot.com] says:
Je ne crois pas que tu aies une idée claire du métier réel de Google ainsi que de l'argent qui est tiré de Google News.
Google News envoie du trafic aux journaux, sans retour pour Google puisqu'il n'y a pas de publicité sur Google News, soit pour l'industrie de la presse américaine, 1 milliard de pages vues par mois.
Sur ce milliard de pages, la presse retire 100% de l'argent du traffic par la forme de publicité qu'elle désire sur ses propres pages (elle n'est nullement obligée d'y mettre de l'Adsense).
Deuxième correctif, Google n'utilise pas de méthode d'audience pour sa publicité, il s'agit d'un paiement non à vue de la publicité avec une audience mesurée estimée, mais d'un paiement par click (bien en dessous des chiffres d'audience), majoritairement à partir de termes de recherche (60% des incomes de Google.)
Google reste donc une entreprise technologique, axée sur la recherche de l'information mondiale (et non pas que de l'information journalistique mais dans un sens global, tout type de document), et nullement une régie. C'est le client qui monte et décide de sa propre campagne, les termes de recherche et notamment la synergie entre ces termes et son contenu pour créer des cercles vertueux qui conquièrent et cimentent une audience progressive et stable (simple leçon de SEO.)
Et cela ne concerne pas que les journaux, mais tout type d'organisation, des entreprises aux associations, en passant par les institutions.
written on 12-May-2009
cedric says:
Bonsoir Thierry, merci pour ton commentaire. Ceci dit, je ne suis pas d'accord avec toi. Tout d'abord parce que Google News a de la pub , ensuite parce que j'insiste : Google ne gagne pas de l'argent avec ses services mais grâce à un outil publicitaire efficace. Je ne nie pas la dimension technologique, mais elle n'est pas du tout suffisante. Toute son intelligence technologique a été, justement, de servir un outil qu'utilisent à la fois les annonceurs et les éditeurs. C'est brillant et c'est en ce sens que je considère Google comme une régie.
written on 20-Jan-2010
walid [http://www.wallpaper-windows-7.com] says:
google aura le monopole de tt les medias !!