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Blog » Après les digital natives, les digital exclusives ?
5 Comments
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Back to Accueil et blog Written on 19-Feb-2009 by cedricwritten on 19-Feb-2009
Richard [http://www.tapahont.info] says:
Absolument !
Le web prendra d'ailleurs son sens quand il sera passer aussi au rang d'outil. Je pense que l'iPhone est un bon moyen de réaliser cette évolution en observant les membres de la génération X qui ont intégré plutôt vite la petite recherche sur le téléphone en cas de doute.
Internet est déstabilisant parce qu'il combine des choses qui étaient plus ou moins indépendante, l'information, la culture, le loisir, un bout de vie sociale, la communication entre les gens....
Je ne réagirai pas sur le rôle de l'éducation bien sûr :-)
En plus j'aime bien l'idée d'être un Digital Native, je sais pas, je trouve le terme sympathique :-D
written on 19-Feb-2009
Michel Lecour says:
Cédric,
je suis plutôt enclin à penser que les lignes de rupture ne sont pas seulement générationnelles mais plutôt culturelles, dans les apprentissages. Et que les usages se superposent plutôt qu'ils ne s'excluent, en tout cas à l'échelle de quelques décennies (d'un siècle ?).
J'ai pas le temps de développer, mais je vois assez bien les choses comme ça (Michel Serres développe une idée proche dans je ne sais plus trop quel bouquin) : la progression de l'homme tient dans la double démarche de l'exploration de lui-même et du monde, et que cela s'accompagne en parallèle de l'externalisation progressive de ses fonctions. L'outil placé au bout de la main "remplace" la main comme outil ; la hutte c'est une deuxième peau protectrice, qui permet de perdre sa pilosité ; l'agriculture c'est la cueillette et la chasse à portée de main (réduction de la distance, du risque, de la variabilité), le livre c'est le stockage externe de la connaissance qu'on enregistrait avant dans la mémoire, l'informatique en réseau c'est l'accès à cette mémoire qui se simplifie et se généralise. On n'apprend plus le calcul mental parce que la calculette libère nos capacités mentales pour d'autres tâches, et on n'apprend plus les sous-préfectures parce que les encyclopédies et Google Maps nous libèrent la mémoire pour d'autres connaissances. Est-ce qu'on s'achemine vers la noosphère de Teilhard de Chardin ?
Ces enfants de Sausset, et les autres, verront bien, mais ce n'est peut-être pas seulement le caractère digital qui fait la différence entre eux et nous.
written on 20-Feb-2009
cyceron [http://thebenitoreport.typad.com] says:
Salut Cédric,
Très belle et intéressante chronique ![]()
Je vais faire mon oecuméniste faux-cul de service : je suis d'accord avec tout le monde !
Oui, il y a probablement une génération "digital exclusive" qui se prépare avec un recours de plus en plus rare au livre. On le voit déjà dans les études sur la pratique de la lecture par les 12-16 ans en très net repli.
D'accord avec Michel pour qui le problème est aussi culturel. J'ajoute à cela les différences sociales, l'inégalité culturelle : le maintien de la culture traditionnelle sera plus forte dans les classes aisées. Celles qui continuent de faire apprendre la latin à leurs enfants car c'est un exercice intellectuel intéressant et un outil de distinction sociale par la suite.
D'accord enfin avec Christophe qui pousse le débat sur la personnalisation offerte par les nouveaux medias. Je pense comme lui que la personnalisation ne tuera jamais la programmation. Tout comme les rayons inamovibles des produits essentiels en magasin cohabitent avec les tête de gondole fluctuantes.
On ne sait pas toujours ce dont on a envie comme le rappelle Jean Seberg "jsais pas quoi faire, qu'est-ce que j'peux faire ?" Choisir tout le temps, c'est tuant et faut en avoir le temps. ![]()
Mais cependant je partage une de ces inquiétudes sur le rétrécissement du champs de curiosité possible des futures générations. Sur l'utilitarisme induit par le mot clé, sur l'inhibition de l'imagination au profit de l'efficace, sur le nécessaire au détriment du hasard... Le temps qu'on pouvait perdre su un dico illustré pour cherche la définition de cacochyme ! La masse d'infos totalement disparate qu'on y glanait de façon aléatoire...
A moins que ne se développent en parallèle d'autres formes culturelles qui rétabliront ce besoin de découverte, cet aléatoire créatif, cette nécessaire improductivité contre la dictature du mot-clé.
(on le voit déjài ll est vrai avec les web-radios et les sélections dailymotion...)
written on 26-Feb-2009
franc belge [http://www.francbelge.be/] says:
« Choisir tout le temps, c'est tuant et faut en avoir le temps. »
Très intéressante phrase. Tout y est : les rapports de classe (choisir est un luxe), la distinction culturelle (choisir, c'est affirmer ses goûts), la notion d'autorité morale ou intellectuelle, le goût de l'effort... Des notions qui ne sont pas vraiment en phase avec l'époque. Le web 2.0 ne serait-il pas un peu réactionnaire, finalement ? :-p
written on 02-Mar-2009
Diane [http://www.edarling.fr] says:
Ce qui m'interresse comment sont aujourd'hui évalués les travaux de recherche par les professeurs. A savoir, qu'est ce qui est valorisé, si c'est la quantité d'information, la structure, etc. Tout change et je me demande comment seront évalués les élèves dans le futur et voudrais savoir quelle place aura l'orthographe, etc.