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Blog » Les marques médias destinées à devenir des régies ?
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Back to Blog Stratégie éditoriale Written on 19-Jun-2008 by cedricLes blogs et autres réseaux sociaux prennent du temps de cerveau disponible aux médias qui perdent lecteurs, auditeurs et téléspectateurs.
Les annonceurs constatent ce déplacement de l'attention vers le net, sans pour autant savoir vraiment comment toucher ces nouveaux espaces de lecture.
Les médias, quant à eux, subissent l'érosion de leurs recettes publicitaires (et d'abonnements, mais c'est un autre sujet). Pourtant, tels des enfants inconscients aux poches trouées, ils titubent droit devant eux, toujours dans la même direction, délaissant tout opportunité de capter ces réservoirs d'audience.
Ils continuent de lancer de nouveaux produits, sans modèles clairs. Ils essaient de rattraper en interne avec 10 personnes sans passion ce qui est fait en dehors par 1000 personnes motivées.
Deux exemples étayent cet état de fait.
Facebook, aux US. L'entrée au capital de Microsoft a pour but de permettre à la régie de MSN d'en vendre les espaces pubs. Pourquoi une régie médias "classiques" ne s'est-elle pas positionnée dessus ?
W2régie, en France. Montée par d'anciens de Yahoo elle vend l'espace de blogs parmi les plus réputés, tels presse citron ou webdeuxinfo. Elle a été rachetée par Lycos. Pour info W2régie annoncait atteindre 7 millions d'euros de CA en 2007. Pour comparaison, la régie du Monde interactif réalise 10 millions d'euros de CA (à noter cependant que je crois que la première parle en CA brut, avant remise etc, alors que nous sommes sur un CA net pour le monde). Pourquoi une régie médias "classiques" ne s'est-elle pas positionnée dessus ?
A ces deux exemples nous pouvons ajouter tous les rachats web de ces dernières années, menés par des pure players tels google, yahoo, microsoft.
Pour facebook, il y a sans doute une histoire de prix. Pour W2régie, un doute sur la pertinence du marché. Pour les autres rachats, il y a inévitablement une incompréhension sur ce qu'est devenu le net.
Contre exemple : TF1. "TF1 Publicité commercialise les espaces publicitaires des sites Internet TF1.fr, LCI.fr, Eurosport.fr, Plurielles.fr, Intellego.fr, Vodemotion.com, Embauche.com, Nomao.fr, TFOU.fr, Over-Blog.com, WAT.tv, OM.net, Rugbyrama.fr, Meteoconsult.fr, Lachainemeteo.com, , Totallyspies.com, Cartoonnetwork.fr, Boomerangtv.fr, Teteamodeler.com, 1001listes.fr, 1001mariages.com, Tv-breizh.com, Histoire.fr, Ushuaiatv.fr, Odyssee.com, Aliceadsl.fr, TCMcinema.fr, ainsi que la galaxie de sites d’Universal Music."
Dans tous les cas les marques médias, pourtant en relation privilégiée avec les annonceurs en raison de leur histoire commune, ont raté de belles occasions d'intégrer le marché du futur, celui de la monétisation des espaces de discussion.
Note : ce billet est une réflexion "work in progress" :) Vos remarques sont les bienvenues pour affirmer ou infirmer ces propos.
written on 19-Jun-2008
Benjamin says:
Et les régies des marques média?
http://blip.tv/file/960951
Edit par Cédric : je me permets de coller ici la vidéo depuis blip :
written on 19-Jun-2008
Guillaume says:
Lagardère est un exemple intéressant d'intégration dans un seul groupe de print et de online....
D'ailleurs l'essentiel du online "nouveau" (cad autre que la version web des sites papiers) est en grosse partie basée sur des achats extérieurs... Donc je pense qu'ils ne commercialisent que de l'espace dont ils contrôlent directement la production.
QQ1 pourrait-il confirmer/infirmer ce dernier point ?
(Otto, si tu nous entends.. ^_^ )
written on 23-Jun-2008
cedric says:
Merci pour vos commentaires qui, s'ils restent sybillins
, n'en sont pas moins intéressants. Ben oui : hi-media et Lagardère ne sont pas des marques médias. Ce sont des régies ou des groupes médias. La nuance est de taille le drame actuel des médias est de ne pas avoir de régies en interne. Je m'explique.
Hi-Media, ou Lagardère, gèrent la vente des espaces publicitaires de médias, essentiellement sur le web pour le premier, multi support pour le second.
Ce qui veut dire que, en tant que client de ces régies, je n'ai pas le contrôle de ce que je gagne.
Ce qui en période croissance est positif car cela permet de garder une structure légère devient dramatique en temps de crise.
Pourquoi ? Parce que les régies sont, elles aussi, de vraies entreprises avec des résultats financiers à apporter en fin d'année. Or, si un nouveau support émerge et est plus rémunérateur (disons que les blogs sont un bon placement pour une régie), les régies vont avoir tendance à se concentrer dessus, quitte à délaisser les médias traditionnels.
Voilà, je pense, le drame des médias actuels : ne pas avoir de régies intégrées (pour la plupart)