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 Blog » Et si les médias traditionnels laissaient tomber le web...

 14 Comments - Add comment | Back to Chouingmedia, blog stratégie éditoriale, formation journaliste, medias et web Written on 22-Apr-2008 by cedric

Presse, télé, radio : tous essaient de conquérir le supposé web'dorado. Avec pas mal d'années de retard, certes, mais n'empêche : tout média à parution fixe (quotidien, hebdo, mensuel) dispose désormais d'un site web à peu près propre, actualisé plusieurs fois par jour. Avec comme objectif de vaincre leurs concurrents historiques mais aussi, tant qu'à faire, d'aller marcher sur les plate-bandes d'autres médias, pourtant par nature très différents.

Dans l'esprit des gens, y compris des décideurs dans les médias, il est facile de monter un site web. Ne voit-on pas des millions de particuliers ouvrir des blogs en trois minutes ? Techniquement, ce n'est effectivement pas compliqué, surtout quand il n'y a pas d'exigence de design ou de branding.
Pourtant, le web est devenu une vraie industrie, avec un besoin en compétences techniques graphiques, techniques et éditoriales vraiment spécifiques.

Du coup, on s'agite, on dépense, on crée du bruit. On se retrouve avec des LCI en concurrence avec lepoint.fr ou 20minutes.fr. Et inversement. Pire, la rubrique auto du Point est en concurrence avec turbo.fr, lui même en concurrence avec motorlegend.com.

Pour sortir du lot, chacun essaie de s'imposer un rythme de publication effréné, absolument pas adapté au dimensionnement et à l'organisation des rédactions historiques.

Résultat : on se retrouve avec du contenu de qualité très inégal, dont l'objectif est souvent de répondre à ce que cherchent les lecteurs. Normal, la place dans les pages de résultats des moteurs est essentielle pour l'audience globale.

Qu'est-ce qui les fait courir comme ça ? Pourquoi cet engouement pour le web ? Le fric ? J'espère que non. En 20 ans de web en France et autant d'années au cours desquelles les échecs se sont succédés, personne ne peut espérer devenir riche en lançant un site d'informations.

Une autre motivation serait la fin des médias traditionnels. J'essaie d'y croire, mais j'ai du mal. Et a priori les annonceurs aussi, sinon le transfert de budget d'un média à l'autre serait bien plus radical. Arte et M6 apportent des usages modernes avec leur solution VOD. Cela devient effectivement un must have, mais cela va-t-il pour autant faire enlever toute la pertinence d'une grille des programmes ?

Je me pose la question suivante : un média qui édite son contenu sur un support a-t-il vraiment vocation à éditer du contenu sur d'autres supports ?

On pourrait évoquer la privatisation de TF1 en 1986. Des groupes de presse comme Filipacchi, Hachette, Hersant s'étaient positionnés lors de l'appel d'offre, finalement gagné par Bouygues. Ils voulaient alors acheter une chaîne qui tourne, avec des équipes éditoriales et techniques connaissant leur métier.

Plus proche de nous, l'apparition de la TNT a (re)donné envie à des groupes médias divers de tenter l'aventure de la télé. Pour le coup il s'agissait de création de chaînes, avec la nécessité de constituer des équipes. Seulement disposer d'un canal de diffusion ne garantit pas un contenu de qualité, et des chaînes comme Direct8 (dont certaines émissions sont bonnes) "apprennent" encore le métier, aussi bien d'un point de vue éditorial que technique.

Cependant ces deux cas sont très différents du web :
. ils reposent sur la validation de projets éditoriaux auxquels on attribue un canal précis ; alors que de l'autre coté c'est le "far web".
. les moyens alloués à une chaine de télé (même de la TNT) sont très supérieurs à ceux alloués à un site web. Comme si on n'avait pas besoin de qualité sur le web. Dommage non ?

Conséquence de tout ce barnum, on en revient à une thématique qui m'est chère en ce moment : comment voulez-vous que les annonceurs comprennent une offre quand elle est à ce point éclatée ?

PS : Dans ces longs billets, je ne suis jamais certain d'être hyper clair. Mais quand je vois la qualité d'une discussion comme celle-ci, je vous remercie de vos efforts de compréhension et de votre implication via les commentaires !

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Comments

  • written on 22-Apr-2008

    Emmanuel [http://ecosphere.wordpress.com] says:

    Une des réponses logiques c'est que le media ne peut plus s'identifier à son support. La question c'est désormais la cohérence de la marque et comment gérer cette cohérence sur plusieurs supports. Bref le media est une marque...

  • written on 22-Apr-2008

    cedric says:

    Je te rejoins largement sur la notion de Media en tant que marque, mais il n'empêche : pourquoi courir après une chimère alors que, avec du contenu de qualité, les journaux sont achetés, les télés regardées et les radios écoutées. Exemple lors des présidentielles : toutes les émissions / publications politiques ont vu leur audience / lectorat augmenter. Pourtant, on ne peut pas dire qu'il n'y avait rien à lire sur le net, si ?

  • written on 22-Apr-2008

    Bastien [http://www.exotech.biz/] says:

    Bon, ça m'a inspiré pas mal de choses, tellement que j'en ai fait un billet!
    http://www.exotech.biz/index.php/post/2008/04 ... nnels

    Par contre je crains de ne pas avoir tout à fait saisi le rapport avec les annonceurs...?

  • written on 22-Apr-2008

    cedric-errero says:

    Plus délicat à commenter ce billet.

    D'abord parce qu'on y trouve les questions qui tuent.
    Ensuite parce que les réponses à ces questions valent des millions de dollars.

    Une interrogation dans ton billet et la réponse d'Emmanuel attirent mon attention plus particulièrement :
    "un média qui édite son contenu sur un support a-t-il vraiment vocation à éditer du contenu sur d'autres supports ?"

    Le contenu importe peu pour les patrons des groupes médias. Je me demande si il a vraiment compté un jour d'ailleurs. Il compte pour les journalistes, je n'en doute pas, mais là est le quiproquo : les groupes médias savent eux que l'info, c'est du pouvoir.

    Les groupes de média, c'est le blé et le pouvoir (d'influence notamment). Rien d'autre.

    Evidemment, sur le far web, plus aucune des règles du jeu de l'économie traditionnelle ne fonctionne. Sont perdus les petits dans cette jungle.

    Et tout le monde produisant du contenu ... les journalistes sont aussi en "concurrence" (en terme de contenu en tant que tel, pas de qualité de contenu informatif, je précise parce que sinon Narvic ou d'autres auraient le droit de gravement me reprendre).

    La machine panique, donc ... surproduction de contenu, loupés mémorables sur les infos non vérifiées (sms, mort de machin ou bidule qu'on repique ou pas de wikipédia ...), etc.
    Les symptômes sont clairs.

    L'expérience de rue89 est de ce point de vue intéressante, car des journalistes en sont à l'origine ... ça change tout, d'un point de vue théorique seulement (parce qu'après arrive le modèle économique, mais c'est un sujet complètement différent).

    (commentaire bavard sans doute, on triera les patates après)

  • written on 22-Apr-2008

    Zephir [http://zephir-blog.com] says:

    Je rejoins ce qu'a dit Bastien sur son blog et je te rejoins aussi sur la concurrence (déloyale ?) faite par des amateurs éclairés par rapports aux institutions historiques du savoir.
    Mais bon, ce n'est pas une grande découverte, c'est comme ça depuis que Internet existe.

    Pour autant, je ne pense vraiment pas que les médias historiquement offline se soient fourvoyés en allant sur le Web.

    • ils apportent avec eux une image de qualité.
    Qualité à laquelle on est tous touché; que l'on soit webacteur hyperactif ou totalement offline.

    Je ne crois pas qu'Universalis ou la Brittanica aient perdu un yota de leur prestige et de leur status de référence après l'arrivée de wikipedia.

    S'ils se font bouffer par des amateurs, ça veut dire qu'ils sont en réalité assez nuls et qu'on ne trouvait aucun substitut avant.
    Être de meilleure qualité que "Turbo" ce n'est pas franchement difficile... par contre LeMonde...

    • Pour limiter la fuite vers la concurrence ils faut "juste" (et ils le font) proposer autre chose que le contenu offline.
    Et ce en parallèle, pas uniquement en complément.
    Je prends l'exemple que je connais le mieux : Le Monde.
    Sur le site on a, entre autre 1000 services, une section (payante) nommée "le desk" qui est un véritable centre de presse.
    C'est beau, organisé, et surtout actualisé en live.
    Le service est tel, et l'intégration au reste du site est telle que je ne ressens aucunement l'envie de m'échapper vers google news par exemple.

    Donc ajouter de nouveaux services, créer de la valeur ajoutée en concordance avec le nouveau support.

    • Après il ne faut pas oublier l'expérience, même voire surtout si elle provient du offline.
    Les archives du monde.fr c'est pas rien !
    Et toujours de la même qualité.

    Demande à un agoravox ou même à un rue89 de lutter avec ça ;-)

    Et si l'on regarde vers GNews, il faut se rappeler que ce qu'un agrégateur de news qui proviennent en majorité de sites web de journaux... originellement offline ;-)

    Donc là aussi, tirer partie de ses atouts et de la puissance du nouveau support.

    Donc pour moi c'est clair : O.U.I un contenu gagne toujours a être édité de partout.
    Le but même de tout contenu c'est d'être visible par le plus de personnes et de faire réfléchir et réagir.

    Le reste n'est que marketing (dans le sens noble du terme) pour s'adapter au nouveau support et pas chercher à faire l'inverse (hein mister nègre...)

  • written on 23-Apr-2008

    cedric says:

    Merci à tous pour vos commentaires (one more time)

    Zéphir, sur la situation du monde.fr je t'invite à jeter un oeil à mon billet doublement précédent (ca se dit ça ?)

    Malgré tous ses atouts, lemonde.fr n'est pas forcément en si bonne situation financière que cela. Et pour citer un chiffre extrait du billet : depuis 2002 seulement 45 000 abonnements "pur" web ont été souscrit pour, effectivement, accéder au desk, aux archives, etc.
    Et sur les 135 000 abonnés papier, seul 1/3 ont activé leur abonnement web, pourtant compris dans le prix.

    Evidemment, je partage vos avis sur la syndication du contenu. Ce qui me gêne quand même, c'est qu'ils sont tous en concurrence : les quotidiens, les hebdos, les radios, les pures players, etc. Certes j'ai plus de podcast audio sur les sites de Radio France que sur ceux de 20minutes.fr, mais ils se tirent quand même la bourre. Et, du coup, perdent une partie de leur image de marque (pour revenir au commentaire d'Emmanuel), patiemment acquise via un positionnement, notamment dans la fréquence de publication. Et pour revenir à ma conclusion, le marché est tellement peu lisible que chacun tire la couverture à soi, ce qui explique, peut être, des CPM hyper bas qui empêchent toute rentabilité.

    (PS : jolis les bullets points dans le commentaire :) )

  • written on 23-Apr-2008

    cedric says:

    Petites précisions en cours de route :

    . Ce qui parait regrettable, c'est que les médias ont perdu leur spécificité en ligne : cherchant tous la même chose, ils ont - dans les grandes lignes - des sites construits de la même façon. Quelle est la valeur ajoutée en ligne de lexpress.fr par rapport au parisien.fr ? Aucune, alors qu'offline ce sont vraiment deux médias distincts.

    . Ce qui est étonnant, c'est que tous soient partis chercher le Saint Graal de l'info en continu alors qu'il n'y a pas de business model. Y en aura-t-il ?

    . Enfin, la notion de syndication finit par obliger les journalistes à se demander s'ils ne travaillent pas pour des agences de presse déguisés en média. On retombe dans la notion de volatilité de l'info.

  • written on 23-Apr-2008

    Ceucidit [http://ceucidit.canalblog.com/] says:

    Je pense pour ma part qu'il est trop tôt pour tirer des conclusions sur la place des médias sur internet et j'ai envie de dire sur les supports numériques en général (car la révolutions c'est bien cela). Ils viennent pour la plupart juste de s'y intéresser et pour l'instant n'ont pas vraiment assimilé et du coup exploité les possibilités qui leur sont offertes. Les médias en sont encore à la phase du copier/coller du print vers le net. La presse est à une époque charnière comme rarement elle l'a été. Le métier de journaliste est remis en cause dans bien des domaines. Il faut donc leur laisser le temps de digérer ces changements et de définir de nouvelles perspectives et méthodes de travail.

  • written on 23-Apr-2008

    Sophie [http://lexpress.fr] says:

    S'adapter aux usages c'est ça l'enjeu. Je pense qu'on est tous d'accord sur le constat.

    Pour étayer ce que dit Emmanuel,
    - On peut choisir de produire une info pour un canal. Ca se défend, la logique média dans ce cas est le support.
    - A l'heure de la fragmentation des audiences, c'est bien le travail sur le cycle de vie d'une histoire vivant sur différents supports qui me semble plus pertinent, c'est la logique média de la marque. Ce n'est évidemment pas simple, mais un beau challenge qu'on essaie de tacler chaque jour.
    Peut-être que c'est une chimère, mais au moins on aura expérimenter.
    L'expérimentation coûte chere et oui aujourd'hui quand on se met devant son tableur excel, on n'est pas dans la merde !

    Mais la convergence média est peut-être un début de réponse au pb de l'éclatement de l'offre. Mais là y'a du boulot chez les agences/annonceurs. Je veux bien entendre qu'on doit gagner en lisibilité dans l'offre. Encore faut-il avoir des interlocuteurs réceptifs à ces changements...ce qui est loin d'être le cas. Donc basiquement ils se tournent vers la puissance...qui induit une course à l'échalote à l'audience qui conduit à cette uniformisation de la proposition de l'information sur le web.

    Je ne crois pas pourtant qu'il n'y ait aucune différenciation entre leparisien.fr et lexpress.fr. En tous les cas je ne l'espère pas! Notre rédac web dédiée s'inscrit - tente de s'inscrire - de traitement de l'info de L'Express.

  • written on 23-Apr-2008

    cedric says:

    Ceucidit, je suis à moitié d'accord sur le fait que les médias n'en soient qu'à leur début. Pour certains c'est certain (?), pour d'autres non. Les formats ont même assez peu changé finalement... Lorsque je traitais de la guerre du Kosovo (en 1999...) sur le site de france 3, nous le traitions déjà "à la twitter", avec un suivi permanent. Je dois avoir un screenshot qui traine, faut que je le retrouve.

    Je crois surtout que les médias tatônnent parce qu'on ne sait pas ce que seront les prochaines évolutions du web. Plus que les médias, c'est le médium web en lui-même qui est flou.

    Sophie, bienvenue ici. La comparaison lexpress.fr - leparisien.fr ne servait bien sûr qu'à titre d'exemple ;) Ceci dit, si dans le fond des articles les traitements sont différents, il n'en reste pas moins que pour l'internaute, vous êtes concurrents. Il est intéressant de regarder les meta pour voir le positionnement d'un média. Ceux des balises title de vos pages d'accueil respectives sont éloquents :

    LEXPRESS.fr - L'information en direct, actualité économique, politique, internationale sportive et culturelle

    leParisien.fr - Actualités en direct et en vidéos : France, international, information locale, services et annonces à Paris, en Ile de France et dans l'Oise

    Où l'on voit que les objectifs sont sensiblement les mêmes, hormis une géolocalisation plus restreinte sur Le Parisien.

    Quoiqu'il en soit, on fait souvent la critique des journalistes et des médias, mais il est clair que les annonceurs doivent eux aussi comprendre que leur métier est en train de radicalement changer. Ca donne une idée de billet ça. Quelqu'un est partant pour une réflexion commune via gg docs ?

  • written on 26-Apr-2008

    frederic [http://www.batir-provencal.com] says:

    Un peu HS, mais j'ai trouvé l'expression "FarWeb" originale et par curiosité j'ai regardé si http://www.farweb.com était occupé : Le nom de domaine est à vendre pour près de 3000$ ....

  • written on 27-Apr-2008

    cedric says:

    3000$ : damned, c'est un peu cher

  • written on 03-Jun-2008

    sandrine szabo [http://blog.profession-web.ch] says:

    Les usages ne sont pas encore compris...même pas les personnes concernées à savoir les agences de communication (celles qui gèrent les stratégie de communication web et les annonceurs) et les médias eux même. Pour l'essentiel c'est parce qu'ils essaient de faire comme pour leurs médias traditionnels : mêmes contenus, mêmes méthodes, mêmes personnes. J'en parle ici : http://blog.profession-web.ch/index.php/520-i ... tres. Le semaine passée se tenait une grand messe de la communication du Suisse et franchement, les réactions des soit disant pro de la com' sur le web sont affligeantes d'ignorance....Il y a encore du boulot ! ;-)

  • written on 05-Jun-2008

    ph [http://phseynave.typepad.com] says:

    Bonsoir,

    En parcourant un de vos billets, une phrase m'interpelle sur le BUT du contenu : faire réfléchir et réagir. Sur Internet, je crois que l'objectif de faire agir le lecteur est possible et que tout Contenu doit être lié à une action ou réaction de l'internaute.

    A l'ère du papier, le contenu faisait juste réfléchir et le journaliste pouvait se faire une idée désintéressée de son métier car il ne pouvait mesurer vraiment l'impact d'un article sur ses lecteurs. A lheure de l'Internet, toute action de l'internaute se mesure.

    Les sites media sont assis sur une mine d'or ; des millions de visiteurs qu'ils n'arrivent pas à transformer autrement que par la publicité. Vendre ses contenus aux marques et aux marchands me paraît la solution la plus pérenne. OUI DONC pour éditer du contenu sur d'autres supports. Pour cela, les contenus doivent être adaptés pour inciter toujours plus le lecteur à l'action. Un contenu peut faire réfléchir et être utile. Etre utile, c'est aussi faire vendre. Et vendre même pour un journaliste n'est pas vendre son âme.

    Les marques et les marchands ont eux aussi à se remettre en cause. Ils ont considéré trop longtemps l'éditorial comme le parent pauvre du Web alors que l'internaute cherche toujours à s'informer et à être conseillé avant d'acheter.

    Plutôt que de s'intéresser au lecteur et à des indices qualitatifs de temps passé, de nb de pages vues , les sites de marque se regardent le nombril et les sites marchands sont le nez dans le fond de l'entonnoir.

    A mon avis, le haut de l'entonnoir ce sont les media qui le possèdent. La puissance et l'audience d'Internet est aujourd'hui de leur côté.Mais ce haut de l'entonnoir est comme une passoire. Les marques et les marchands qui savent boucher les trous pourraient devenir aussi des media à part entière.

    Ci-dessous un petit billet qui éclairera ce long discours "L'éditorial, la marque et le panier sont dans le même bateau"...
    http://phseynave.typepad.com/essais/2008/03/l ... .html





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