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Blog » Question du jour bis : qu'est-ce qu'un objet sur le web ?
5 Comments
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Back to Accueil et blog Written on 07-Jan-2008 by cedric
Après avoir relu le livre "Mr Sunset, The Jeff Hakman Story", je me suis rendu compte du pouvoir de l'objet. Certains livres sont plus beaux que d'autres. Les illustrations évidemment, la mise en page aussi mais surtout sa "vie". Car ce qui rend un objet beau, ce sont les émotions qu'on y attache, voir celles qu'il suscite. Un objet désiré vous est offert par une personne honnie, paf, vous n'en voulez pas. De votre point de vue, il porte une marque tout à fait inacceptable. A l'inverse, un livre au contenu douteux recommandé par une personne chérie vous poussera peut être à l'acheter.written on 07-Jan-2008
Richard [http://www.tapahont.info] says:
haaaa en voilà une question !
Pour les objets "physiques" je dirai que le web est quand même un énorme générateur de fantasmes, on peut y voir à chaque seconde de nouveaux produits dont on a tous envie, il joue un rôle de "bon copain", cela lui confère déjà une première relation à l'objet.
En ce qui concerne un site, on en revient de manière inéluctable au contenu, ce n'est pas le site (le contenant) mais les articles (le contenu) qui me pousse à aimer et revenir sur un site. On peut le voir parfois quand certains blogs s'arrêtent que cela provoque de la "tristesse" chez les lecteurs. Je pense que cette donnée d'ailleurs peut expliquer le succès des blogs qui justement sont souvent à l'origine d'une seule personne. Pour un "gros site" c'est à l'encadrement de tenir la ligne éditoriale et c'est un gros boulot.
Dans le cas de l'abonnement, sans revenir sur la question, je pense que pour l'instant la "culture du gratuit" laisse le doute sur la motivation du souscripteur et je pense comme toi qu'il s'agit plus d'un soutien, d'un mode participatif, d'avoir l'impression de participer qu'un abonnement comme on le ferait (faisait) pour un journal papier.
Enfin, pour ce qui est du problème de la connaissance, je suis d'accord avec toi sur le fait qu'apprendre ce que l'on peut trouver facilement semble inutile mais la réalité c'est qu'il faut apprendre à chercher. Les étudiants en droit (un domaine qui a été longtemps plus profond que le web) passent les premières années d'étude à se former à la recherche et l'exploitation de l'information dans la mesure où la connaissance universelle est impossible (et abandonnée il me semble au 16eme siècle).
ps : je ne joue pas au trivial poursuit mais j'ai déjà aidé un pote qui jouait dans un bar. Lui caché au tel, moi devant Google, son équipe a gagné sans problème :-)
written on 07-Jan-2008
michel.lecour says:
Une autre piste de réflexion, qui ne s'oppose pas aux autres : l'obscur objet du désir. Je veux dire que ce qui se partage sur le web gratuitement et qui a tant de mal à se monétiser, c'est certes de l'information, et parfois un brin de connaissance, mais ça reste surtout assez modéré en termes de valeur ajoutée. La vraie valeur ajoutée tient plus au mode d'accès (facilité, vitesse, réutilisation), l'exemple du trivial pursuit le montre bien, qu'à la qualité de l'information elle-même. Et donc le désir porte surtout sur le vecteur de transmission que sur le sujet lui-même.
Le désir, et l'acceptation du prix qui va avec, survient quand la valeur (perçue) du contenu nait de la difficulté d'accès. J'achète, relativement volontiers (pour être tout à fait honnête), des contenus que je désire quand ils me disent autre chose (me permettent de penser autrement) que ce que je trouve dans le premier kiosque venu, dans wikipédia, où je trouverai ce que (je vais forcer le trait et être méchant) Ferré appelait une pensée commune, c'est à dire une pensée mise en commun.
Ce qui sort du lot suscite plus de désir que ce qui se trouve au coin des pages de Google.
Peut-être y a t-il quelquechose sur le registre de la relation qui peut s'établir avec ou à partir d'un contenu, et pas du contenu pris isolément.
C'est bien parcellaire, mais la question est vaste, et implicante !
written on 07-Jan-2008
cedric-errero says:
Du flux, du flux !
L'exemple du Trivial est bon : celui/celle qui gagne "normalement" est celui qui a stocké le plus de faits, et non celui/celle qui sait chercher ces faits.
Les usages du web dans sa phase actuelle, qui est loin d'être son état définitif, veulent rendre obsolescent le (vieux) paradigme du mérite basé sur le stockage des savoirs, et le système social et les inégalités qui vont avec ...
Fausse révolution, très probablement.
Mais certains essaient de raréfier les flux pour en faire un marché.
Une certaine idée du stockage.
Mais ça ne change rien, à long terme, à mon avis, sur les trois vieilles mamelles de la compétence individuelle : savoir, savoir-faire, et savoir-être.
Après, pour les objets, j'sais pas. J'ai répondu à côté. :)
Sauf si un objet est ce que j'objective.
written on 09-Jan-2008
cedric says:
Bon, excusez mon retard dans la discussion. Mais à partir sur des questions tordues, pas évident d'avoir une pensée facile sans partir dans un flot de mots incompréhensibles.
Richard, tu as sans doute raison sur le fait que l'on revienne sur un site pour la qualité de son contenu et non son emballage. La question que je me pose, c'est comment donner à un site web une dimension d'objet que l'on peut s'approprier pour susciter l'acte d'achat.
Vous allez me dire que c'est une fausse question dans la mesure où le net renverse cette notion de possession (cf l'autre chouing-débat du moment). Mais alors si c'est vraiment ça, Michel a raison en déplaçant la valeur d'un objet sur son mode d'accès. Sauf que c'est difficilement quantifiable, non ? Dans la "vraie" vie on le voit clairement : en créant des corners dans les magasins voir des concept store comme le Quiksilver Store ou l'Apple Store, les marques créent un environnement qui valorise l'acte d'achat. L'Apple Store de New York est très clairement devenu un lieu de pélérinage pour les Mac addicts.
Sur le web on retrouve évidemment cette notion de shop, mais je crois que ce concept de "valeur du mode d'accès" se retrouve plutot dans des projets comme facebook. In fine ce que facebook compte faire avec son programme de publicité beacon, c'est donner de la valeur à la recommandation. Le principe est très intéressant mais reste compliqué à mettre en place pour le moment : on n'a pas trouvé le moyen de faire accepter le fait que les annonceurs prennent la parole en notre nom.
Cédric, merci pour le résumé clair sur la valeur du stockage de l'information versus ses flux de diffusion. On peut tarir l'un ou l'autre pour la contrôler et éventuellement lui donner de la valeur, mais cela reste pour le moment relativement vain.
Ce qui est passionnant dans tout cela, c'est que pour le moment on n'a pas de réponse ! Chacun essaie sa recette, notamment les sites medias qui alternent période d'abonnement avec ouverture totale. Ce qui est clair, c'est qu'il faut rester humble et ne pas donner trop de crédit à ce qui semble être une solution à un moment donné...
written on 28-Aug-2008
Eliseo [http://stonycircle.com] says:
Merci pour votre article. Je m'irteresse beaucoup a ce sujet. Je pense que cette information peut etre utile pour moi. Si vous avez encore queque chose, ecrivez-vous.